Vue aérienne terrain agricole français
Agricole

Prix d'un terrain agricole au m²

Barèmes SAFER par région en 2026, écarts grande culture, prairie, vignes et vergers, rôle de la préemption avant l'achat.

Prix moyen par région agricole en 2026

Médianes SAFER pour la grande culture et la prairie permanente, plus la spécialité régionale qui sort du barème.

Région Grande culture Prairie Spécialité régionale
Île-de-France 8 200 €/ha 6 100 €/ha Maraîchage périurbain
Champagne-Ardenne 13 800 €/ha 5 200 €/ha Vignes AOC : 1,1 M€/ha
Bourgogne 8 600 €/ha 4 700 €/ha Vignes Côte d'Or : 4,8 M€/ha
Bordelais 7 400 €/ha 4 100 €/ha Vignes Médoc : 280 K€/ha
Bretagne 6 700 €/ha 5 800 €/ha Élevage laitier
Pays de la Loire 6 200 €/ha 5 100 €/ha Vignes Muscadet : 28 K€/ha
Nouvelle-Aquitaine 5 800 €/ha 4 200 €/ha Vergers cognac, kiwi
Occitanie 5 100 €/ha 3 600 €/ha Vignes Languedoc : 18 K€/ha
Provence-Alpes-Côte d'Azur 6 800 €/ha 4 500 €/ha Maraîchage, oliviers
Auvergne 4 900 €/ha 3 800 €/ha Élevage allaitant
Limousin 4 500 €/ha 3 600 €/ha Élevage bovin viande

Source : barèmes SAFER et Notaires de France

Deux institutions publient des références fiables et mises à jour pour le foncier rural. La SAFER (Société d'Aménagement Foncier et d'Établissement Rural) édite chaque année le bilan du marché des terres et prés. Vous y trouvez le prix médian par département, par type d'occupation (libre ou loué) et par catégorie (grande culture, prairie, vignes, vergers, maraîchage). Les Notaires de France complètent avec un indice trimestriel à l'échelle régionale, intégré aux statistiques BIEN et Perval.

Pour une parcelle précise, vous consultez aussi la base DVF (Demandes de Valeurs Foncières) qui recense toutes les transactions des cinq dernières années avec surface, prix et nature du bien. Filtrez sur "Terre" et "Pré" pour isoler les ventes agricoles. La chambre d'agriculture départementale fournit également un repère sur le bail rural et le calcul du fermage par arrêté préfectoral.

Vignes, vergers, prairies : les écarts de prix

Les vignes et vergers sortent du barème agricole standard et obéissent à leur propre logique de marché. Les vignes en AOC prestigieuse atteignent 4,8 millions d'euros l'hectare en Côte d'Or grands crus, 1,1 million en Champagne grands crus, 280 000 euros en Médoc grands crus classés. Hors AOC ou en appellation modeste, vous tombez à 18 000 euros l'hectare en Languedoc et jusqu'à 5 000 euros en IGP courante.

Les vergers oscillent entre 15 000 et 60 000 euros l'hectare selon la culture (pommes, kiwis, abricots, pruneaux d'Agen) et l'âge du verger. Une plantation récente en pleine production vaut 3 à 5 fois plus qu'une parcelle nue à replanter. Les prairies permanentes restent les plus accessibles : 3 600 à 5 800 euros l'hectare en moyenne, avec des pointes à 7 000 euros en Bretagne laitière.

Le maraîchage périurbain en Île-de-France ou autour des grandes métropoles reste un cas particulier, avec des prix tirés par la pression foncière, parfois 30 000 à 50 000 euros l'hectare en première couronne, sans rapport direct avec la rentabilité agricole.

Le rôle de la SAFER (préemption)

La SAFER intervient à deux titres dans le marché foncier rural. Elle exerce un droit de préemption sur toute vente de terrain agricole notifiée par le notaire dans un délai de 2 mois. Si elle préempte, elle achète au prix de la promesse, puis rétrocède la parcelle à un agriculteur installé localement, souvent un jeune en installation. Ce mécanisme régule l'agrandissement excessif des exploitations et lutte contre la spéculation foncière.

La SAFER joue aussi un rôle d'opérateur foncier : elle achète des terres en propre, les stocke quelques années, et les revend à des agriculteurs ou des collectivités. Elle gère également des conventions de portage foncier pour faciliter l'installation de jeunes agriculteurs sans capacité immédiate d'investissement. Vous limitez le risque de préemption en justifiant un prix conforme au marché et un projet agricole crédible.

Pour comparer avec les autres types de foncier, consultez la page prix d'un terrain non constructible. Le hub prix terrain au m² centralise l'ensemble du cluster et la carte interactive donne le prix médian par commune française.

FAQ

Questions fréquentes

Quel est le prix moyen d'un terrain agricole au m² en 2026 ?
Vous comptez en moyenne nationale 0,60 à 0,90 euro le m² pour une terre agricole, soit 6 000 à 9 000 euros l'hectare. Les écarts régionaux sont marqués : 13 800 euros l'hectare en Champagne grande culture, 4 500 euros en Limousin élevage. Les vignes en AOC prestigieuse sortent du barème, jusqu'à 4,8 millions d'euros l'hectare en Côte d'Or.
Où trouver le barème officiel des prix agricoles ?
La SAFER publie chaque année le bilan du marché foncier rural sur safer.fr, avec un détail par région et par type de production. Le ministère de l'Agriculture publie aussi un barème indicatif des terres agricoles via arrêté préfectoral, consulté chez le notaire ou en chambre d'agriculture. Les Notaires de France complètent avec un indice trimestriel.
Pourquoi les vignes en AOC valent-elles autant ?
Trois raisons cumulées. L'appellation contrôlée verrouille la production géographique, ce qui crée une rente foncière. La rareté des hectares plantables sous AOC est extrême, particulièrement en Bourgogne, Champagne et Bordelais classés grands crus. La rentabilité par hectare reste très élevée pour les domaines en activité, ce qui justifie des transactions de 1 à 5 millions d'euros l'hectare en Côte d'Or ou Côte des Blancs.
Quelle différence de prix entre prairie et grande culture ?
Une prairie permanente vaut entre 30 et 50 % de moins qu'une terre de grande culture dans la même région. La rentabilité hectare est plus faible (élevage extensif vs céréales intensives), la valorisation locative reste basse, et les prairies sont plus souvent éloignées des bassins productifs. Comptez 4 000 à 6 000 euros l'hectare en prairie contre 6 500 à 14 000 euros en céréales selon la région.
La SAFER peut-elle bloquer ma vente ?
Oui, par le droit de préemption. Le notaire notifie chaque vente de terrain agricole à la SAFER qui dispose de 2 mois pour exercer son droit. Elle peut acheter au prix de la promesse pour rétrocéder ensuite à un agriculteur installé localement. La SAFER préempte environ 5 à 8 % des transactions chaque année. Vous pouvez contester un prix jugé non conforme au marché, mais le risque de blocage reste réel.
Faut-il être agriculteur pour acheter une terre agricole ?
Non, n'importe quel particulier peut acheter une terre agricole. Vous devez en revanche obtenir une autorisation préalable d'exploiter délivrée par la DDT (Direction Départementale des Territoires) si la surface dépasse certains seuils départementaux. Si la terre est exploitée par un fermier sous bail rural, ce dernier dispose d'un droit de préemption prioritaire avant la SAFER.
Un terrain agricole peut-il devenir constructible ?
Très rarement. La loi ZAN limite désormais drastiquement le reclassement de terres agricoles en zones constructibles. Une révision du PLU peut le permettre dans des cas précis : extension limitée d'un village, projet d'intérêt collectif, hameau existant. Le délai d'aboutissement dépasse souvent 5 ans et le taux de succès reste sous 10 %. Vous achetez une terre agricole pour son usage actuel, pas pour un pari de constructibilité.