L'évolution du prix immobilier en France ne suit plus une seule courbe nationale : elle se lit ville par ville. Sur les 30 grandes villes suivies par cet observatoire, le prix médian de l'appartement progresse de 3,1 % en moyenne sur un an, une hausse qui cache des trajectoires radicalement opposées d'une métropole à l'autre. Avant de vous fier à une moyenne, utilisez le comparateur interactif ci-dessous pour situer votre ville face aux 29 autres, trier par évolution ou par pouvoir d'achat, et filtrer par grande région.
L’appartement progresse de 3,1 % en moyenne sur les 30 grandes villes en un an
Sur les douze derniers mois glissants, le marché de l'appartement penche nettement du côté de la hausse : 22 villes sur 30 affichent une progression du prix médian, contre 7 en repli et une seule quasiment stable. Cette dynamique tranche avec l'idée d'un marché figé : la correction entamée après 2022 semble bel et bien terminée dans la majorité des métropoles du panel, même si l'ampleur de la hausse varie énormément d'une ville à l'autre. Le tableau national masque ainsi deux réalités : des villes moyennes qui rattrapent un retard de prix accumulé, et des grandes métropoles où la hausse reste plus mesurée, portée par une demande déjà installée sur des niveaux élevés.
Comparateur 30 villes : prix, évolution et pouvoir d’achat en un clic
Ce comparateur réunit les 30 villes du panel avec leur prix médian au m², leur évolution sur un an et le pouvoir d'achat immobilier qui en découle. Cliquez sur un intitulé de colonne pour trier, ou utilisez les filtres pour isoler une grande région.
| Ville | Prix €/m² | Évolution % YoY | Pouvoir d'achat m²/an |
|---|---|---|---|
| Toulouse | 3 492 € | +2,9 % | 6,7 |
| Limoges | 2 611 € | +33,1 % | 7,6 |
| Caen | 3 278 € | +9,3 % | 6,5 |
| Amiens | 3 332 € | +8,8 % | 5,9 |
| Le Havre | 2 739 € | +7,7 % | 7,3 |
| Nice | 5 292 € | +7,1 % | 4,3 |
| Villeurbanne | 3 679 € | -1,0 % | 6,2 |
| Nantes | 3 423 € | -4,0 % | 6,7 |
| Lille | 4 033 € | -4,3 % | 5,2 |
| Perpignan | 1 772 € | -7,9 % | 10,3 |
| Brest | 2 304 € | -12,4 % | 8,9 |
| Paris | 9 700 € | -1,5 % | 2,7 |
| Marseille | 3 450 € | +4,2 % | 5,7 |
| Bordeaux | 4 650 € | -0,8 % | 4,9 |
| Rennes | 3 580 € | +2,1 % | 6,3 |
| Strasbourg | 3 390 € | +1,4 % | 6,4 |
| Montpellier | 3 610 € | +2,8 % | 5,8 |
| Toulon | 3 520 € | +5,6 % | 5,7 |
| Grenoble | 3 050 € | +3,3 % | 7,2 |
| Dijon | 2 980 € | +2,0 % | 7,2 |
| Angers | 2 870 € | +4,5 % | 7,3 |
| Nîmes | 2 340 € | +6,1 % | 8,1 |
| Saint-Étienne | 1 420 € | +7,8 % | 13,0 |
| Le Mans | 2 110 € | +5,9 % | 9,5 |
| Clermont-Ferrand | 2 560 € | +3,7 % | 8,1 |
| Tours | 2 870 € | +1,9 % | 7,4 |
| Reims | 2 680 € | +2,6 % | 7,7 |
| Metz | 2 260 € | +0,5 % | 9,3 |
| Nancy | 2 530 € | -1,2 % | 8,2 |
| Poitiers | 2 340 € | +3,9 % | 8,7 |
Le match des 30 villes : cinq en forte hausse, cinq en net repli
Ce comparatif classe les dix mouvements les plus marqués du panel, des plus fortes hausses aux plus fortes baisses, prix médian de l'appartement à l'appui.
Limoges reste un cas à part : sa hausse de 33,1 % tient sur un volume de ventes plus restreint que les grandes métropoles, un effet de base qui amplifie mécaniquement la variation d'une année sur l'autre. Brest et Perpignan encaissent à l'inverse une vraie correction, sur des volumes assez larges pour écarter l'anomalie statistique. Un projet d'achat immobilier se pense donc ville par ville, jamais sur une moyenne nationale abstraite.
La maison stagne pendant que l’appartement grimpe
Le prix de la maison ne suit pas le même rythme que celui de l'appartement. Sur le panel des 30 villes, la moyenne des évolutions ressort à 0,0 % sur un an, contre 3,1 % côté appartement. Seize villes voient leur maison progresser, quatorze reculent : un partage presque à égalité qui traduit un marché pavillonnaire bien plus disparate que celui des appartements.
7 villes en repli
14 villes en repli
Cet écart s'explique par une demande d'appartements plus liquide en centre-ville, quand le marché de la maison individuelle reste tiré par un stock limité et des ménages plus attentistes face au coût du crédit. Sur le pavillonnaire, chaque transaction pèse davantage sur la moyenne locale, ce qui explique pourquoi une ville peut afficher +8 % une année et -6 % l'année suivante sans que le marché de fond ait vraiment changé.
Le taux de crédit immobilier repasse sous 3,5 %
Le taux moyen des nouveaux prêts habitat recule à 3,42 % en avril 2026, contre 3,54 % le mois précédent, selon les données publiées par la Banque de France. Cette décrue, amorcée depuis plusieurs mois, redonne mécaniquement du pouvoir d'emprunt aux acheteurs et explique en partie le retour des volumes de transactions sur des villes restées à l'arrêt depuis deux ans. Sur l'ensemble du panel, les prix DVF pondérés par les volumes progressent de 2,14 % sur un an, un chiffre cohérent avec la hausse moyenne mesurée ville par ville. Chaque dixième de point de taux en moins redonne quelques milliers d'euros de capacité d'emprunt sur un crédit type de 20 ans, ce qui suffit parfois à faire repasser un dossier au-dessus du seuil de refus bancaire.
À Toulouse, le pouvoir d’achat immobilier tient à 6,7 m² par an
À Toulouse, ville dont l'évolution colle presque exactement à la moyenne du panel avec +2,9 % sur un an, le revenu médian de 23 270 € achète 6,7 m² de logement par an au prix actuel de 3 492 €/m². Ce ratio simplifié, revenu médian divisé par le prix au m², illustre pourquoi la baisse du taux de crédit pèse autant que le prix affiché dans la capacité réelle d'achat d'un ménage.
Le calcul se refait ville par ville : remontez au comparateur interactif ci-dessus pour trier les 30 métropoles par pouvoir d'achat et resituer Toulouse face à Paris ou Brest.
Pour aller plus loin
Ce comparatif national donne la tendance, mais chaque marché local a ses propres règles. Trois ressources pour affiner votre lecture :
- Voir le détail des prix par quartier à Toulouse
- Simuler la décote DPE avant de faire une offre d'achat
- Préparer son projet d'achat immobilier étape par étape